09/07/2008

Antoine Besson reçoit la médaille des Justes

Le dimanche 29 juin, à Montmélian, Antoine Besson, ancien maire de cette ville savoyarde a été honoré à titre posthume de la Médaille des Justes parmi les Nations décernée par l'institut Yad Vashem de Jérusalem pour son action de sauvetage de deux enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale. C'est le petit-fils d'Antoine Besson, Patrick Postel qui a reçu la médaille ainsi que le diplôme qui l'accompagne des mains d'Herbert Herz délégué de Yad Vashem en Savoie, Haute-Savoie, Ain et Suisse Romande. Une nombreuse assistance, dont beaucoup d'enfants, était présente. Dora et Elie Pressmann, qui étaient ces deux enfants de l'époque, avaient fait le voyage de Paris pour honorer la mémoire de leur sauveteur. Ils sont toujours restés en contact avec lui et sa famille après la guerre et ont noué des liens qui ont perduré avec les années.  Frédérique Pressmann, journaliste à Arte-Radio, est en train de faire un reportage sur Antoine Besson qui sera retransmis cet automne 08 sur Arte Radio (radio par internet). 

Ci-dessous les discours du témoin sauvé Elie Pressmann ainsi que celui d'Herbert Herz et quelques photos de la cérémonie.

Discours d'Elie Pressmann:

 
Madame le maire, monsieur le délégué du Comité Français de de Yad Vashem, monsieur le Président de la communauté israélite de Chambéry, cher Patrick, chers amis.

Il y a 65 ans, dans les tous premiers jours du mois de janvier 1943, en plein hiver glacial, je débarquais dans cette ville de Montmélian en compagnie de ma soeur aînée, Gisèle. J’avais tout juste 10 ans, Antoine Besson 60 ans. Je suis donc plus âgé aujourd’hui qu’il n’était à cette époque. Quelle émotion de remonter ainsi le temps. Le temps d’une vie déjà longue. Et quelle émotion de pouvoir aboutir aujourd’hui, avec vous tous réunis à cette remise de médaille.

Mon père et ma mère pour fuir les pogroms étaient arrivés de Biélorussie à Paris en 1923. Ils eurent trois filles, Gisèle, Dora, ici présente à mes côtés, Marcelle et moi-même, le petit dernier. Dora et moi sommes les seuls survivants aujourd’hui. Nous formions alors une famille simple et sans histoire jusqu’à l’entrée en guerre. Mes sœurs allaient à l’école primaire de la rue de Sévigné à Paris, lorsqu’en 1939 eut lieu l’exode général des écoles. L’exode était conduit par des enseignantes de cet établissement. La responsable de ce groupe Berthe POSTEL, fille aînée d’Antoine BESSON avait demandé à sa sœur Lisette BESSON, pharmacienne, de l’aider dans cette tâche difficile. Mes trois sœurs faisant partie de cette expédition, ma mère avait réussi sur le quai de la gare à convaincre in extremis Berthe POSTEL BESSON de m’emmener avec elles au lieu de me laisser partir seul avec mon école. J’avais 6 ans et c’est ainsi que je me suis retrouvé, seul garçon, perdu dans une école de jeunes filles de 10 à 18 ans pour une épopée qui allait durer plusieurs mois à St Gervais la Forêt dans le Loiret.  Et c’est là-bas que j’ai rencontré pour la première fois le père de Berthe et Lisette : Antoine BESSON. Il était venu à Noël rendre visite à ses filles et à tout ce collège en villégiature forcée. Etant l’unique garçon il m’avait remarqué par la force des choses.

A la fin de cet épisode de ce qui s’appelle curieusement “la drôle de guerre” ma famille s’est retrouvée à Paris où nous avons vécu normalement jusqu’au fameux décret sur les juifs et à la rafle du « Vélodrome d’hiver » à laquelle nous avons échappé miraculeusement. Pour passer la ligne de démarcation nous nous étions séparés, les enfants d’un côté, notre père d’un autre et notre mère d’un autre encore. Et c’est là qu’elle avait été arrêtée pour être déportée à Auschwitz le 7 août 1942 par le convoi N° 16 et gazée dès son arrivée.

(Ce que nous avons appris bien des années après)

Mes sœurs et moi avions pu nous réfugier en zone libre chez des amis, eux-mêmes réfugiés, au Puy en Velay en Haute Loire. Pour ne pas trop peser sur ces amis et la zone libre devant disparaître, ma sœur Gisèle qui avait gardé des relations avec la famille BESSON, avait écrit à Antoine BESSON pour lui demander s’il lui était possible de nous accueillir en Savoie pour quelque temps.

Il s’est peut-être souvenu du petit garçon de l’exode et il a immédiatement accepté. Et c’est ainsi que début 1943 ma sœur Gisèle et moi sommes arrivés ici. Antoine BESSON venait de prendre sa retraite de « Postier Ambulant » et était ainsi maître de son temps. J’ai donc passé deux ans et demi sous sa protection, jusqu’à la fin de la guerre. D’abord à l’école communale de MONTMÉLIAN pendant un an et demi puis un an comme interne au lycée de CHAMBÉRY. Je dois avouer que malgré l’angoisse de l’attente et l’incertitude de retrouver ma mère un jour, cette expérience a été une des plus riches et des plus marquantes de mon existence grâce à lui. C’était un savoyard de souche, à la peau dure, droit, épris de justice, dégageant une force sereine face à l’adversité. D’origine modeste, c’était un homme respecté par toute la communauté de MONTMÉLIAN. Fils et petit-fils de sabotier, il avait gardé la même maison où travaillaient ses aïeux et l’ancienne échoppe avec sa vitrine sur le devant avait été transformée en salle à manger pour les grandes occasions. Et bien entendu, il n’avait jamais été question de compensation financière pour notre séjour. Les motivations de notre protecteur étaient tout simplement morales et humaines. Athée et socialiste de la première heure, cela lui semblait tout naturel d’abriter sous son toit des enfants fuyant la persécution nazie. Les risques encourus par lui étaient les mêmes j’imagine que pour toute personne abritant des juifs pendant cette période. A la merci d’une dénonciation. Nous n’avions pas changé de nom. Nous étions sensés être de lointains filleuls venus d’Alsace : PRESSMANN ayant une consonance de cette province. Par ailleurs Mr BESSON avait naturellement transformé mon prénom Elie en « LILI ». Le gars Lili qu’il emmenait partout avec lui sur le cadre de sa bicyclette . Le petit citadin que j’étais  découvrait la terre de Savoie et ses merveilles naturelles. Nos relations étaient idéales. Il avait eu deux filles et n’avait pas encore de petits-enfants. J’étais donc un petit-fils intérimaire mais pour moi c’était à la fois un grand-père et un père qui m’enseignait chaque jour les choses essentielles de la vie.

Il avait un jardin potager. Des vignes. Des ruches. Il élevait des lapins et était chasseur. C’est ainsi qu’à ses côtés j’ai fait mon apprentissage de jardinier, de vigneron, d’apiculteur, de braconnier même, en posant des collets pour les lièvres. Les temps étaient difficiles. A la belle saison, il m’envoyait vendre au marché les légumes de sa production et je partais avec la marchandise et une balance sur une brouette. J’avais un peu honte et en même temps j’étais fier de pouvoir rapporter à la maison les quelques francs de la vente effectuée.  Tant de souvenirs affleurent ainsi à ma mémoire. Les mauvais s’estompent, ne restent que les meilleurs et je ne peux résumer en si peu de temps tous les jours de cette sombre période où s’entremêlaient le rire et les pleurs, l’angoisse et l’espoir.

Au départ des allemands, ma sœur Dora était venue nous rejoindre et à la fin de la guerre, en mai 1945, j’étais encore interne au lycée de Chambéry.  J’ai fini l’année scolaire et je suis resté avec elle à Montmélian jusqu’au mois d’août tandis que notre sœur Gisèle était repartie à Paris pour récupérer notre appartement qui avait été spolié et  pour organiser le retour familial au mieux possible avec notre père qui avait vécu en clandestinité de son côté durant toute la guerre et avait pu ainsi passer entre les mailles du filet.

La paix retrouvée, nous sommes donc retournés chacun vers notre destin mais les liens affectifs avaient été à jamais noués avec Antoine Besson ainsi qu’avec ses filles Berthe et Lisette .

Antoine BESSON a été le premier maire élu à Montmélian dès la libération.

Il a par la suite monté une coopérative des vins avec les communes avoisinantes et c’est ainsi, grâce à lui, que les vins de Savoie ont obtenu le label VDQS .

Nous sommes toujours restés en contact au fil des ans. J’ai conservé toutes ses lettres magnifiques, pleines d’humour et de foi en la vie. Il était ravi de me savoir marié et ayant, à mon tour, deux filles comme lui. Chaque naissance donnait l’occasion de nous retrouver à Montmélian pour fêter et arroser l’événement. Baptême laïc qu’il était heureux et fier d’accomplir à la Roussette ou à l’Apremont de son terroir. Tous ces moments sont gravés à jamais dans nos albums de photos-souvenirs qui seront transmis à nos enfants et petits-enfants.

Depuis sa mort en 1971, son portrait préside sur ma table de travail et chaque jour je peux ainsi croiser son regard.

J’aimerais conclure ce témoignage par une citation d’Albert Camus :

“Oui, il y a la beauté et il y a les humiliés. Quelles que soient les difficultés de l’entreprise je voudrais n’être infidèle ni à l’une ni aux autres”

Je peux affirmer aujourd’hui que si le petit humilié que j’étais il y a 65 ans a appris à connaître et reconnaître la beauté et à croire malgré tout en ce qu’il y a de meilleur en l’homme, c’est pour beaucoup grâce à Antoine Besson.

Gloire, honneur et reconnaissance à toi Antoine Besson, aujourd’hui “Juste parmi les Nations”.

 

                                                                             Elie Pressmann

 

Discours d'Herbert Herz:

 

Remise de la Médaille des Justes   à M. Patrick Postel,  pour son grand-père  Antoine Besson, à la mairie de  Montmélian (Savoie)  le 29 juin 2008.

 

              Allocution de  Herbert  Herz,  délégué  du mémorial Yad Vashem  en Israël.

 

Madame le Maire,

Mesdames Messieurs les membres du Conseil Municipal  

M. le Président dela Communauté juive de Chambéry-Savoie

Mesdames, Messieurs,   chers Amis

 

Au nom du mémorial de la Shoah  YAD  VASHEM  en Israël,  qu j`ai l`honneur de représenter  dans notre région, je tiens tout d`abord à remercier Madame Béatrice Santais, le Maire de Montmélian, pour son accueil chaleureux  et son implication  sans réserve dans  la présente  cérémonie.   A ces remerciements  j`associe le Conseil Municipal.  Je tiens aussi à remercier  Elie et Dora Pressmann  pour leur initiative   auprès de Yad Vashem,  et pour leur beau  témoignage.

        C`est pour exprimer la reconnaissance  des juifs de France  envers un de leurs courageux sauveteurs  du temps de leur détresse ,  que je reviens aujourd`hui en Savoie,  cette terre hospitalière  où, comme le dit le chant des Allobroges,  " le malheur trouva protection".

Pourquoi donc, il y a maintenant plus de 60 ans,  des malheureux, des enfants  notamment, devaient-ils chercher désespérément protection ?  C`est une page de notre passé qu`il faut connaître, car ignorer l`histoire, c`est risquer de devoir revivre ses pires dérapages. La connaissance du passé éclaire le présent et nous aide à préparer un avenir que nous voulons harmonieux. Voici donc un bref rappel d`histoire récente,  pour vous les jeunes qui  êtes parmi nous  et qui n`avez pas connu  la sombre période de l`occupation allemande en France.

 Il a fallu longtemps pour que soit publiquement reconnu dans notre pays la participation très active de l`infâme régime de Vichy au génocide des juifs  perpétré  mèthodiquement  et avec une perfidie  diabolique  par Adolf Hitler  et  ses nazis, en Allemagne et dans tous les pays occupés. En France  les lois scélérates " portant statut des juifs "   furent édictées  par le gouvernement de Pétain dès sa prise de pouvoir, devançant les ordres de l`occupant nazi, foulant au pied  les traditions égalitaires, hospitalières de la République. Dès lors les juifs se virent spoliés de leurs biens, eexclus  de leurs droits de citoyens, astreints en zone occupée au port d`un signe distinctif qui se voulait infament, l`étoile jaune, comme au moyen âge. Immigrés ou Français de vieille souche, ils furent traités en pestiférés, accusés de tous les maux.

              Ce n`était qu`un début. Suivit ce que nous appellerions aujourd`hui  la  purification ethnique. Au cours de la tristement célèbre rafle du Vel d`hiv à Paris, le 16 juillet 1942, onze mille juifs étrangers  furent arrêtés  puis déportés sans retour, dont quatre mille  enfants.

En zone dite libre aussi  des milliers de mes coreligionnaires furent raflés un mois plus tard et livrés aux nazis allemands,  après avoir été parqués dans un camp  dans chaque département, ici en  Savoie,  le camp de Ruffieux., avant l`embarquement en wagons plombés vers une destination inconnue. C`est à dire   vers la mort programmée à l`échelle industrielle.  C`est sans états d`âme que Pétain, Laval et consorts livrèrent  hommes, femmes et enfants  dont le seul  "crime" était d`être nés...juifs.   Haro sur  la différence.  Méfions-nous, cela reste d`actualité.

  Dans ce temps de malheur sous l`occupation, la peste nazie avait contaminé certains esprits de notre pays, la France.  Il s`et trouvé des gens assez ignobles pour dénoncer à la Gestapo  par  haine, par cupidité, des réfugiés  pourchassés, voire des enfants juifs cachés dans des maisons  d`enfants ,  comme  à  Izieu  dans l`Ain,  ou  les Allemands arrètèrent  40 enfants et les  déportèrent sans retour. 

 Heureusement  les Français  dans leur grande majorité  ne mangeaient pas de ce pain là. Un silence complice régnait en général  autour des juifs  en danger ayant  cherché refuge dans nos campagnes, nos montagnes.   Faisant preuve de solidarité, des Français et des Françaises , chrétiens ou  libre-penseurs, se sont engagés activement pour secourir des êtres humains en danger de mort, n`écoutant que leur coeur généreux, bravant les lois et  consignes  d`un gouvernement à la solde de l`ennemi.

 Ces Justes, comme nous les appelons, mirent en danger leur propre liberté, voire leur vie,  et croyez moi  chers amis ce n` est pas  une parole en l`air.  Plusieurs de nos sauveteurs, dans la région Savoie,  moururent en déportation,  comme l`Abbé  Rosay curé de Douvaine  et  Edourd Hudry, secrétaire de la mairie  du Grand-Bornand. .Ceci pour dire que si nous les juifs avons souffert en ce temps là, nous n`avions pas pour autant le monopole de la souffrance.

 Heureusement  tout s`est bien passé pour le jeune  Elie Pressmann qui avait trouvé un refuge sûr  et comme une deuxième famille  auprès d`Antoine  et de Berthe Besson, ici à Montmélian Il me plaît de relever  à ce propos les liens d`amitié durable entre entre  Elie et  Dora Pressmann      et les descendants  de ce couple.  Cette amitié entre sauveteurs et personnes  sauvées  c`est une constante, c`est quelque chose de réconfortant,  je l`ai souvent constaté .

 Que le mérite de votre grand-père, Monsieur Postel, soit aujourd`hui publiquement reconnu par son élévation au titre de Juste parmi les Nations,  n`est que justice.  Je m`en réjouis personnellement.  -    

 La médaille de Juste ,gravée au nom d`Antoine BESSON, que je vais vous remettre, est la marque de la reconnaissance du peuple juif  exprimée par le mémorial YAD VASHEM à Jérusalem en  Israël .   Ce  mémorial est dédié au souvenir des six millions de victimes juives de la barbarie  nazie,   dont hélas un million cinq cent mille enfants. C`est un lieu de pèlerinage et un centre d`études de la Shoah. C`est aussi un monument dédié aux héros de la résistance  que les juifs ont opposée  à la folie exterminatrice de leurs ennemis.     

Le  nom  Yad Vashem   est tiré de la Bible, du livre d`Isaïe  qui nous est commun, à nous,  juifs et chrétiens.   Ou  il est dit :  "je leur ferai un. monument,  Yad,  et un nom, Va-shem, qui ne seront point effacés"

 Dès l` édification du mémorial  par décision de la Knesseth, le  parlement d`Israël, il avait été prévu  d`y honorer  nos sauveteurs.  Ce projet prit corps au lendemain du procès à Jérusalem d`Adolf Eichmann,  l`organisateur en chef du génocide.  Aujourd`hui,  plus que de poursuivre ceux  qui nous ont fait tant de mal,  il nous importe d`exprimer notre gratitude envers tous ceux et celles qui, au temps de notre détresse ,  nous ont tendu une main secourable et nous ont aidés à survivre dans la tourmente, en courant eux-mêmes de grands risques.

 Grâce  aux Justes de notre pays  les trois quarts  des  juifs  pourchassés en  France sous l`occupation,  furent sauvés.   Ces Justes,  hommes et femmes,   ont agi avec courage et abnégation  sans rien demander en échange.  Tantôt par conviction religieuse, tantôt dans un esprit  parfaitement laïque  de solidarité humaine.  C`était le cas d`Antoine Besson.

 Il a fallu longtemps pour qu`on reconnaisse  à ces sauveteurs de vies humaines  la qualité de   vèritables résistants.  Aujourd`hui c`est fait, la Nation  leur a rendu officiellement hommage , il  y a deux ans  lors d`une  belle cérémonie au Panthéon.  Et je fais miennes ces paroles de Jacques Chirac,  alors encore Président de la République :  " Vous êtes, vous les Justes,  la fierté  et l`honneur de la France."

 C`est à présent  un honneur pour moi,  et un plaisir, cher Monsieur Postel,  de rendre hommage  à la mémoire de votre grand-père  en vous remettant , par délégation de l`Ambassadeur d`Israël en France  et au nom de Yad Vashem,  la médaille des Justes et le Diplôme d`honneur   qui  l`accompagne.

 Sur cette médaille, présentée dans son écrin en bois d`olivier,  est gravée cette maxime de nos écritures :  "Qui  sauve une vie   sauve l`univers tout entier ". Car  en effet,  sauver un être humain,  c'est préserver toute sa descendance.                                     

 

                                                                                                                    Herbert Herz

Première photo: photo d'Antoine Besson, de la médaille des Justes et du diplôme d'honneur

Deuxième photo: photo d'Elie Pressmann enfant

Troisième photo: (de gauche à droite) Herbert Herz, Dora et Elie Pressmann, les deux témoins.

Quatrième photo: discours de Herbert Herz

Cinquième photo:  Herbert Herz,délégué de Yad Vashem, remet la Médaille de Juste parmi les Nations  au nom d'Antoine Besson à son petit-fils Patrick Postel.

(cliquer sur les photos pour les agrandir) 

Photo Antoine Besson et médaille des Justes.JPGElie Pressmann enfant témoin remise médaille Besson.jpgRemise de médaille Besson H.Herz et 2 témoins Dora et Elie Pressmann.jpgRemise de médaille Besson discours H.Herz-1.jpgRemise de médaille Besson au petit-fils d'Antoine Besson Patrick Postel.jpg


 

06/07/2008

Résistance juive ou Juifs en Résistance en France occupée

Cet article a paru dans la plaquette éditée par les communautés juives de Genève à l'occasion de l'anniversaire des soixante ans de l'Etat d'Israël.Cliquer une première fois sur  l'image puis une deuxième fois pour l'afficher en grand et pouvoir lire l'article. 

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