13/09/2011

Naissance de l'Association Manny Samuel

L'Association Manny Samuel a été créée à Bellevue le 6 mars 2011. Il s'agit d'une association à but non-lucratif qui a pour but d’éditer et de diffuser des livres en relation avec la mémoire juive et le judaïsme (Editions Manny Samuel). Elle a une mission d’information par livres, blogs, émission de radios, conférences et participation à des salons du livre. Elle relie également les chercheurs et les Résistants de la seconde guerre mondiale.

C'est désormais les Editions Manny Samuel qui ont re-publié le livre de Herbert Herz: "Mon combat dans la Résistance" et qui ont financé la publication de ce livre en anglais et en allemand. 
Les titres en sont:

en anglais: « Fighting in the French Resistance », Memories of a young German Jew  (traduction de Mme Jane Brooks)

en allemand: « Als Partisan im französischen Widerstand », Erinnerungen eines deutsch-jüdischen Widerstandskämpfers (t)raduction de Dr Hilda Malka)

Le programme scolaire intègre l'histoire de la Shoah et ces livres permettent à des jeunes et moins jeunes de rentrer dans l'histoire contemporaine de façon agréable puisqu'il s'agit d'un témoignage se lisant comme un roman d'aventure. Les lecteurs de la première édition en français ont en été convaincus puisque le premier tirage de 1000 exemplaires est épuisé et qu'il a fallu une réédition en français.

Le bilan de ces dernières années est extrêmement positif et l'intérêt est marqué, également pour les lecteurs allemands. Ceci nécessite de leur part du courage: vouloir revisiter sa propre  histoire n'est pas toujours facile. Il faut accepter de se remettre en cause.

L'association est formée de bénévoles qui mettent tous de l'énergie et du temps pour que l'histoire ne se renouvelle pas. Les moyens financiers de l'association sont minimes et l'association a besoin de fonds pour continuer sa mission éducative et de devoir de mémoire afin de pouvoir publier de nouveaux livres sur ce thème ou d'autres reliés.

Appel est donc fait à tous les généreux donateurs et sponsors pour aider à remplir la caisse de l'Association Manny Samuel. Cette aide peut aussi parvenir sous forme de commande de livres, dans la langue de son choix, français, anglais, allemand.

Pour les commandes envoyer un mail à: miouriel@gmail.com

ou écrire à : Association Manny Samuel, 8 chemin de la Chênaie, 1293 Bellevue

Pour faire un don voici le compte (postal) de l'Association Manny Samuel:

IBAN CH91 0900 0000 1219 5864 5
BIC POFICHBEXXX
Le prix d'un livre est de 29 CHF ou 21 euros, + frais de port
Actuellement le livre en français est en vente à la librairie du Rameau d'Or à Genève, à la librairie Menorah
le livre dans les trois langues se trouve au kiosque à journaux du restaurant 1 du CERN
Il sera bientôt vendu également par la centrale d'achats INTERFON
Dans le pays de Gex: kiosque à journaux du centre Leclerc, librairie du Lycée à Ferney, librairie Centrale à Ferney.
A Augsburg, Allemagne, en allemand, français et anglais: Musée Juif Augsburg
A Paris: librairie du Mémorial de la Shoah
A Grenoble: musée de la Résistance Grenoble.
A Champigny: musée de la Résistance
livre français allemand anglais.jpg
L'Association Manny Samuel tient à remercier chaleureusement Mmes Brooks et Malka pour leur traduction bénévole de cet ouvrage.
Les Editions Manny Samuel seront présentes au Salon du livre de Nancy 2011 et au Salon du livre de Francfort 2001, sur le stand de l'ASDEL, représentant les diffuseurs, éditeurs et libraires suisses.

 

21/11/2009

Les élèves de l'école Henry Dunant s'intéressent à la seconde guerre mondiale, par Mme Juliette Biber

Compte-rendu de la visite de M. Herbert Herz, à l’Ecole Henry-Dunant, le 30 octobre 2009

Un article de Marc Bretton, « A 20 ans, j’ai attaqué des nazis », paru dans la Tribune de Genève le 29-30 août dernier, m’a fait découvrir « la guerre » de M. Herbert Herz, jeune Juif allemand, résistant dans les FTP-MOI.

Pour nos élèves de 18-20 ans qui étudient des oeuvres de résistance et d’engagement telles que Le Silence de la mer de Vercors ou La peste de Camus, une rencontre avec M. Herz, âgé aujourd’hui de 85 ans, se présentait évidemment comme une opportunité à ne pas rater.

Pour connaître davantage M. Herz, j’ai lu le récit très clair et bien documenté de son action :"Mon combat dans la résistance FTP-MOI", Souvenirs d’un jeune Juif allemand, 2007, aux éditions Muriel Spierer. M. Herz y raconte notamment comment il a été sauvé de la déportation grâce à l’intervention d’un commandant de gendarmerie français, M. Maurice Berger, alors que son frère, Emmanuel, a été remis aux autorités françaises par les gendarmes suisses, ce qui l’a conduit à Auschwitz. Deux attitudes opposées de la part d’autorités, qui ont eu des conséquences diamétralement différentes !

Après quelques semaines de préparation et grâce aux efforts communs de plusieurs collègues, M. Herz est venu raconter ses souvenirs à l'Ecole, le vendredi 30 octobre. Sa prestation devant environ 150 personnes a été formidable : M. Herz a captivé les élèves, pendant une heure et demie !

M. Herz a d’abord rappelé les grandes lignes d’un contexte historique complexe (causes de la 2ème guerre mondiale, antisémitisme, guerre d’Espagne), vulgarisé certaines notions (les GMR, le STO) et nous a appris beaucoup de choses sur des événements dramatiques (Marianne Cohn) qui se sont déroulés à Annemasse, près de chez nous.

Ensuite, M. Herz a évoqué les persécutions nazies avec lucidité, et a su nous émouvoir en rappelant le souvenir de ses camarades torturés et exécutés.

Surtout, il a été magnifique de simplicité et de vérité pour évoquer ses souvenirs personnels : son entrée en résistance, son rôle de technicien, sa gestion du dépôt d’armes, les actions quotidiennes de son groupe.

M. Herz, en parlant de ses camarades de la FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans de la Main d’Oeuvre Immigrée, a insisté sur le fait que nombre d’entre eux étaient juifs, bien sûr, mais aussi d’origine étrangère. En effet, ces combattants de l’ombre étaient les fils et les filles de Polonais, Hongrois, Allemands, Espagnols, Italiens, qui avaient fui, dès les années trente, les persécutions nazies ou fascistes. Ils avaient été scolarisés en France et se battaient maintenant pour sa liberté. Dans notre contexte genevois de multiculturalité, cet élément n’a pas manqué d’avoir une certaine résonance.

Nous avons aussi visionné quinze minutes du film Etrangers, et nos frères pourtant. Ce documentaire, qui met en scène, dans leur contexte grenoblois, M. Herz et quatre de ses camarades, est épatant. Il fut très parlant de voir ces anciens combattants refaire les gestes de leurs actions. La réflexion de l’un des résistants sur la différence entre une action de sabotage et l’exécution d’un homme, parce que c’est un ennemi, pourra donner lieu à des développements en classe.

Enfin, M. Herz a fait preuve de beaucoup d’humanité, lorsque, pour répondre à une question d’élève sur la possibilité d’un nouveau génocide, il a mis en avant les nécessaires valeurs de tolérance et de respect envers l’autre dont il faut absolument faire preuve.

Juliette Biber

14/09/2009

Jüdischer Widerstand im besetzen Frankreich 1940-44

Jüdischer Widerstand im besetzten Frankreich 1940-44

von Herbert Herz

Welche Beziehung gibt es zwischen der Entstehung des Staates Israel, dessen 60. Geburtstag wir in diesem Jahr feiern, und der Beteiligung eines jüdischen Jugendlichen an einer kommunistischen Bewegung der Gehorsamsverweigerung im besetzten Frankreich? Der jüdische Staat ist 1948 - das ist klar - nur dank des Sieges der Alliierten über das Nazideutschland einige Jahre zuvor entstanden. An diesem Sieg und an den vorangehenden mörderischen Kämpfen haben zahlreiche, vorwiegend junge jüdische Männer und Frauen teilgenommen, teils in regulären Armeen, teils in den verschiedenen Widerstandsbewegungen. Sie haben für unser Überleben, unsere Freiheit und Würde gekämpft. Als einer von ihnen sehe ich es als meine Pflicht, Zeugnis abzulegen, und sei es nur im Namen meiner Kameraden, die im Kampf gegen den Feind gefallen sind.

Nachdem ich der Deportation knapp entkommen war, fand ich im Sommer 1943 Unterschlupf in Grenoble. Weit entfernt von meiner Familie hatte ich Freunde in den Jugendherbergen gefunden. Auf dem Rückweg von einem Sonntagsausflug fuhr einer von ihnen, der mich wohl den ganzen Tag über beobachtet hatte, mit seinem Fahrrad an meiner Seite und sprach auf mich ein über die Pflicht jedes einzelnen, besonders der jungen - kurz, er warb um mich für die Widerstandsbewegung, der er angehörte, der kommunistischen Jugend. (Dieser Kamerad, Charles Wolmark, militanter und sehr idealistischer Pariser Jude, sollte später in die Hände der Deutschen fallen. Er wurde erschossen und starb als Held.) Im Widerstand arbeiten, das wollte ich, daher sagte ich ohne Zögern zu. Aber wenn man mir an diesem Tag vorgeschlagen hätte, in den jüdischen Widerstand einzutreten, hätte ich ebenfalls, oder sogar noch eher, zugesagt, denn ein solches Engagement hätte noch besser meiner Familientradition entsprochen. Mein Vater, der zu dieser Zeit nicht mehr lebte, war seit den 20er Jahren in Deutschland ein sehr engagierter Zionist gewesen.

Der jüdischen Widerstandsbewegung, der ich zwar nicht angehörte, aber der ich mich heute näher fühle, möchte ich mein besonderes Gedenken widmen. Diese Bezeichnung umfasst die zionistische Jugendbewegung, die Untergrund-Hilfsorganisation für Kinder OSE, die jüdische Pfadfinderorganisation Eclaireurs Israelites (die 6. im Untergrund), und andere jüdisch-nationale Bewegungen. In den letzten Monaten vor der Befreiung hatte der Widerstand eine Organisation geschaffen (der Maquis), der sich in Südwestfrankreich offen jüdisch gab und der gaullistischen Bewegung zugeordnet war. Jedoch war das Hauptziel des jüdischen Widerstandes, ein Maximum an Menschenleben vor dem Unheil zu retten, vor allem Kinder. Mutige und hingebungsvolle junge Frauen und Männer, Juden und ihre christlichen Helfer, durchquerten das Land nicht ohne Risiko, um unsere gefährdeten Kinder in bäuerlichen Familien oder in religiösen Institutionen unterzubringen. Oder sie geleiteten sie in Gruppen heimlich in die Schweiz.

So wurden hunderte von Kindern und auch Erwachsene gerettet, von denen viele sich später am Aufbau des Staates Israel beteiligten. Leider wurden zwei dieser Begleiterinnen bei dem Versuch, die Grenze zu überqueren, von den Deutschen festgenommen. Da war zunächst Mila Racine, eine russische Jüdin. Auf ihrer Deportation wurde sie bei einem alliierten Luftangriff in Deutschland tödlich getroffen. Nach Milas Deportation übernahm Marianne Cohn, eine deutsche Jüdin, ihre Aufgabe. Nachdem sie mehrere Male Gruppen erfolgreich über die Grenze gebracht hatte, fiel sie Ende Mai 1944 mit ihren etwa 30 Schützlingen in die Hände der Gestapo von Annemasse. Es ist dem Bürgermeister dieser Stadt, Jean Deffaugt, einem vorbildlichen Gerechten, zu verdanken, dass alle Kinder gerettet wurden. Aber Marianne wurde grausam von den Nazischergen umgebracht. Eine Schule in Annemasse trägt heute ihren Namen. So ist ihr Gedenken gewährleistet.

Parallel zur zionistischen Bewegung leisteten die jüdischen Organisationen der Linken in Frankreich, zusammengefasst in der UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entreaide), auch bemerkenswerte Rettungsarbeit. In Zusammenarbeit mit der UJRE bemühte sich die Union der jüdischen Jugend (UJJ) durch Herausgabe von Untergrundflugblättern und -zeitungen die durch ihre prekäre Situation ratlose jüdische Jugend, zu versammeln und für den Widerstand zu motivieren. Eigentlich diente die UJJ zur Rekrutierung von Jugendlichen zum bewaffneten Widerstand, d.h. zu den FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’Oeuvre Immigré), denen ich selber im September 1943 zu meiner grossen Zufriedenheit beitrat nach einigen Wochen bei der kommunistischen Jugendbewegung, wie eingangs erwähnt. Ich wage die FTP-MOI der jüdischen Widerstandsbewegung nicht zu beurteilen, denn diese Bewegung war international. Sie vereinigte Immigranten verschiedener Herkunft, aber politisch einig, republikanische Spanier, antifaschistische Italiener, Armenier und andere.

Alle waren sie unsere Waffenbrüder. Jedoch machten die Juden, vor allem polnische, ungarische, rumänische bei weitem das zahlreichste, das kämpferische Element aus, darauf versessen, dem Erzfeind, dem nazideutschen Besetzer, schmerzliche Verluste zuzufügen. Es war das Bewusstsein unserer jüdischen Identität, die uns diese Wut im Bauch verursachte, den Rachedurst für unsere ohne jegliche Hoffnung auf Rückkehr deportierten Verwandten.

Die Einheit, der ich angehörte, das Kommando « Liberté » der FTP in Grenoble, zählte etwa 30 Mitglieder. Seitdem war ich also ein Vollzeitsoldat ohne Uniform. Ich hatte meine bezahlte Tätigkeit aufgeben müssen; zum Unterhalt bekam ich wie meine Kameraden einen Sold. Wir mussten alle sehr strenge Sicherheitsvorkehrungen beachten. Unser Kommando bestand aus mehreren Gruppen. Die, zu der ich gehörte, war eine homogene jüdische Gruppe von acht sehr motivierten Kämpfern : vier - unter ihnen der Kommandeur – kamen aus Polen, drei ungarische Studenten und ich, gebürtiger Deutscher. Wir wuden eins wie die Finger einer Hand. (Von diesen acht sind drei später leider gefallen).

Ich war der « Techniker » der Gruppe und später der Einheit. Man übertrug mir die Wache über unser Waffen- und Sprengstofflager, ein ziemlich exponierter Posten. Zum Glück wurde der Ort nicht vom Feind entdeckt. Im März 1944 , nachdem mir der Boden zu heiss unter den Füssen geworden war, wurde ich von Grenoble nach Lyon zur heute legendären Brudereinheit « Carmagnole » versetzt.

Unsere Kommandeure waren Ehemalige aus der Internationalen Brigade des spanischen Bürgerkrieges, fast alle Juden. Unsere Waffenausrüstung war sehr begrenzt. Da wir nicht von den Fallschirmaktionen der Alliierten profitieren konnten, mussten wir unter grossem Risiko französische Polizisten angreifen, ohne ihnen ein Leid anzu tun, um ihnen ihre Waffen abzunehmen. Wir, die FTP-MOI, waren wirklich die armen Verwandten des Französischen Widerstandes.

Damit komme ich auf unsere Tätigkeit : Unser Hauptziel war, der deutschen Kriegsmaschine zu schaden, um der sowietischen Armee, wenn auch nur ein wenig, Hilfe zu leisten, die bis Juni 1944 allein gegen die überlegene Feindesmacht kämpfte. Wir haben uns also daran gemacht, die französische Industrie, die für die Deutschen arbeitete, zu sabotieren. Ich nenne hier nur ein Beispiel, den Angriff auf die Chemiefabrik Coignet in Lyon am 30. April 1944. Etwa 30 unserer Partisaninnen und Partisanen drangen am Abend in die Fabrik ein und machten das Personal widerstandslos/ kampfunfähig. Die ganze Nacht besetzten wir die Fabrik, legten die Maschinen lahm und Sprengstoff an geeigneten Stellen.

Früh am Morgen nach der Sperrstunde und nachdem wir die Zeitzünder eingeschaltet hatten, zogen wir uns zurück und zerstreuten uns in aller Ruhe. Das Ergebnis : Ein grösseres Phosphorlager zerstört und die Produktion für mehrere Monate unterbrochen.

Diese Art Aktion war weit wirksamer und schonte mehr Menschenleben als die Bombardierung der alliierten Luftwaffe. Andere Sabotageakte waren auf der Eisenbahnlinie. So sah unsere tägliche Arbeit, vor allem nachts, aus.

Wir wagten es sogar, die deutsche Wehrmacht anzugreifen, im vollen Bewusstsein, damit auch Vergeltungsmassnahmen hervorzurufen. So explodierten am 31. Januar 1944 ferngezündete Bomben auf dem Durchzug einer deutschen Truppe, die unterwegs zur Übung nach Grenoble war. Die Anzahl der Toten und Verwundeten an diesem Tag hatte keine Bedeutung. Es ging darum, ihren Dünkel zurückzustecken, ihnen zu verstehen zu geben, dass sie nicht unverwundbar seien. Die Operation war gelungen, ohne Verluste auf unserer Seite. Ohne je einzelne einfache Soldaten anzugreifen, ist es vorgekommen, dass wir einen deutschen Offizier töteten. Jedoch die Männer, die wir verfolgten, um sie ohne Gnade zu bekämpfen, waren französische Milizionäre, Handlanger der Nazis und oft noch grausamer als diese.

Mit viel Glück habe ich den ganzen Krieg ohne eine Schramme überstanden. Hingegen haben viele meiner Kameraden ihren selbstlosen Einsatz mit dem Leben bezahlen müssen. So sehe ich es als meine Aufgabe, ihrer zu gedenken, auch wenn ich mich auf nur wenige unter ihnen beschränke.

Auf der Rückkehr von einer Aktion bei Grenoble wurde Raymond Grynstein, alias Antoine, und die Gruppe von Partisanen, die er befehligte, von den Deutschen überrascht. Antoine deckte den Rückzug seiner Kameraden mit der Waffe, ehe er sich im letzten Moment selber mit einer Handgranate in die Luft sprengte, um nicht lebend in die Hände des Feindes zu fallen.

Etienne Goldberger wurde von Vichys Polizei festgenommen und gefoltert, aber er gab dem Feind nichts preis, nicht einmal seinen Namen. Er wurde erschossen und starb unter dem angenommenen Namen in seinen falschen Papieren.

Simon Fryd wurde bei einer Lebensmittelkartenkontrolle von der Polizei in Lyon verhaftet. Von der Spezialeinheit des Gerichtes wurde er zu Tode verurteilt und wie ein Verbrecher hingerichtet. Seine Kameraden rächten ihn, indem sie den Staatsanwalt, der ihn zu diesem ungerechten Tod verurteilen liess, umbrachten.

Jeanine Sontag, gebürtige Schweizerin, kam von der gaullistischen Widerstandsbewegung zu den FTP, weil sie kämpfen wollte. Sie wurde bei einem Angriff auf eine Autowerkstatt, die für die Deutschen arbeitete, festgenommen, furchtbar gefoltert, aber ohne der Gestapo etwas preiszugeben. Heldenhaft bis zum Ende teilte sie das Schicksal der anderen Gefangenen der Deutschen im Fort Monluc in Lyon. Alle wurden erschossen.

Zu ihrer Gerechtigkeit möchte ich betonen, dass zahlreiche Juden, ausserhalb der erwähnten Organisationen im Maquis der verschiedenen Gegenden Frankreichs tätig waren. Ebenso flohen viele unserer Jugendlichen aus Frankreich, um über Spanien nach England zu gelangen und unter de Gaulles Befehl zu kämpfen.

Alle diese freiwilligen Kämpfer haben dazu beigetragen, den Sieg über die Naziherrschaft zu beschleunigen und schliesslich Theodor Herzls Traum, einen jüdischen Staat, wahr werden zu lassen. Ihnen gilt unsere Anerkennung.

 

 

Herbert Herz

Übersetzung von Hilda Malka

05/09/2009

"L'Armée du Crime" film de Robert Guédiguian, liste des mouvements de Résistance et bibliographie

Ci-dessous un lien vers une page d'un site conjoint entre les professeurs d'histoire et de géographie français et le Musée de la Résistance Nationale sur le film de Robert Guédiguian:" l'Armée du Crime". Ce film sortira le 16 septembre 2009. Il a été présenté au Festival de Cannes en présentation officielle hors compétition. Le site contient quelques informations pour mieux comprendre les différents mouvements de Résistance en France pendant la seconde guerre mondiale, le réalisateur s'est basé en partie sur le livre de Herbert Herz, qui explique comment fonctionnait la Résistance FTP-MOI, pour réaliser son film.

 

http://enseignants.larmeeducrime-lefilm.com/uploads/docs/...

 

29/08/2009

A 20 ans, Herbert Herz attaquait les nazis. Article par Marc Bretton TDG

Ci-dessous l'interview de Herbert Herz parue dans la Tribune de Genève du 29-30 août 2009 et effectuée par Marc Bretton, ainsi que son article sur Marianne Cohn et le convoi des 32 enfants juifs qu'elle accompagnait pour passer en Suisse au mois de mai 1944. La mémoire de Marianne Cohn a été honorée suite à l'intervention d'Herbert Herz auprès de la mairie d'Annemasse. Une école porte son nom.

 

«A 20 ans, j’ai attaqué des nazis»

Le récit | Fuyant le nazisme, Herbert Herz est entré dans la Résistance à 19 ans dans un réseau communiste. Habitant de la Servette pendant quarante ans, il a instruit les dossiers de 117 «Justes parmi les Nations».

© Laurent Guiraud | Herbert Herz. «Notre pain quotidien, c’était le sabotage des voies ferrées. Plus rarement les occupations et le sabotage d’usines.»


MARC BRETTON | 29.08.2009 | 00:03

Le 31 janvier 1944 au matin, des troupes allemandes quittent leur caserne grenobloise pour faire l’exercice. «Elles longeaient les quais de l’Isère en chantant», se souvient Herbert Herz.

Habitant de la Servette pendant quarante ans, l’ancien résistant du réseau FTP-MOI (Francs-tireurs et Partisans-Main-d’œuvre ouvrière immigrée) est aujourd’hui âgé de 85 ans. Nous l’avons rencontré dans le cadre des manifestations organisées pour la libération d’Annemasse. C’est un peu à contrecœur qu’il résume «sa» guerre. Il a tort. Elle vaut tous les films d’action.

Avec Léon, un camarade, Herbert Herz se souvient encore comment il a soigneusement enfoncé ses détonateurs dans la cheddite, un explosif jaune dont il a rempli des bombes disposées sur le parcours. A quelques dizaines de mètres, les deux résistants attendent l’arrivée des Allemands.

Herbert relie les fils et une batterie de piles. Contact. Les FTP revendiquent 15 morts suite à l’attentat. «Un nombre probablement exagéré», estime-t-il néanmoins. Soixante-cinq ans après, que pense-t-il de coup d’éclat? «J’aurais préféré attaquer des SS ou des officiers.»

Malgré sa pointe d’accent bourguignon, M. Herz est un juif allemand. Sa famille a fui le pays début 1934 pour gagner Dijon. La guerre arrive et c’est la débâcle. Avec son frère et sa mère – son père est mort un an plus tôt – il se retrouve en Auvergne en zone non occupée. Mais Vichy accentue la collaboration.

A l’été 42, c’est la rafle. Herbert est libéré in extremis par un officier de gendarmerie, membre des réseaux militaires de l’Armée secrète, qui sera déporté plus tard. A-t-il eu peur d’être envoyé dans un camp de concentration? «On ne savait pas que les camps d’extermination existaient. On savait simplement qu’il y avait des camps en Allemagne ou en Pologne.»

Frère livré par la Suisse

Pour se mettre à l’abri, son frère aîné, Emmanuel, rejoint la Suisse via Saint-Gingolph. Si tout va bien, la famille doit le rejoindre. Mais Emmanuel est arrêté après la frontière par la gendarmerie suisse et remis aux mains des autorités françaises. La suite est tragique. Il passe par les camps de Rivesaltes, Drancy et Auschwitz, dont il ne reviendra pas.

Que pense Herbert de cette Suisse qui a livré son frère? Dans un livre publié récemment, il répond: «J’éprouve un certain sentiment de rancune sans pouvoir changer ce qui a été fait. (…) Cette retenue se manifeste par le refus de me faire naturaliser suisse (…) C’est ma façon d’honorer la mémoire de mon frère et de rester fidèle à la Résistance française.»

De son côté, Herbert part dans le sud-ouest avec le dessein de rejoindre l’Angleterre. Filé par la police, il gagne ensuite Grenoble occupée par les Italiens. C’est là qu’il est recruté par les FTP du détachement «Liberté» où il effectue des actions bénignes, puis des attentats.

Pourquoi être entré dans un réseau communiste? «Le hasard. J’aurais pu aussi bien entrer dans une organisation juive ou gaulliste.» «Soldat sans uniforme à plein temps», il est intégré dans un groupe de combat. Les armes sont rares: «Celles qu’on a eues, on a dû les prendre en abattant des officiers allemands ou en braquant des gendarmes français.»

A quoi ressemble la journée d’un résistant? «Notre pain quotidien, c’était le sabotage des voies ferrées. Plus rarement les occupations et le sabotage d’usines (Gerland à Lyon, Fit à Grenoble).» Étonnamment, toutes les actions ont été faites à visage découvert. «Se masquer? Cela ne nous est jamais venu à l’esprit», remarque-t-il.

En 1944, le jeune homme est nommé «technicien» du détachement. Il gère la maintenance des armes, le dépôt. En mars, le pavé de Grenoble devient brûlant. Il est transféré à Lyon. «Le jour on faisait du renseignement, la nuit on sabotait les voies. Mais on était très seul. Par crainte des arrestations, on vivait séparément. On n’avait pas d’amis.»

A l’été 44, il part pour Toulon. Le 6 juin, suite au Débarquement, son groupe prend le maquis. Pourquoi pas plus tôt comme au Vercors ou aux Glières? «C’était des héros, chapeau bas. Mais ils sont sortis trop tôt. Les Allemands avaient une incroyable supériorité en armes et en hommes. Le grand avantage de la Résistance, c’était d’être invisible.»

La guerre se termine. Un peu suspects, les FTP sont versés au sein de l’armée française, lorsqu’Herbert Herz la quitte: «Ma mère m’a fait comprendre qu’elle avait perdu mon père, mon frère et que j’en avais assez fait», soupire-t-il. Soixante-cinq ans après, il a encore un petit remord: «J’ai fait un complexe d’avoir quitté avant la fin», avoue-t-il.

Après la guerre, Herbert Herz terminera ses études d’ingénieur et travaillera au CERN. La guerre le rattrape, si l’on peut dire, au milieu des années 80. Il devient alors correspondant pour la Fondation Yad Washem. Il a instruit les dossiers de 117 «Justes parmi les Nations».

➜ «Herbert Herz Mon combat dans la Résistance FTP-MOI», édité par Muriel Spierer.


Mai 1944: un convoi d’enfants juifs est arrêté à deux pas de la frontière

Deux rescapés ont assisté à l’anniversaire de la libération d’Annemasse fêté tous les 18 août.

On accède au monument par un petit chemin qui serpente dans une maigre forêt. Au milieu, une pierre où frissonnent des drapeaux tricolores. C’est ici qu’en juillet 1944 les Allemands massacrent six détenus à coups de bottes et de pelles. Parmi eux, une femme de 22 ans, Marianne Cohn. «La Gestapo est venue la chercher à la prison de la Pax à Annemasse, se souvient Sam Jacquet. Quand on l’a emmenée, elle a demandé si elle pouvait emporter sa brosse à dents. L’officier lui dit que ce n’était pas nécessaire: on a compris.» Soixante-cinq ans plus tard, alors que la ville frontière fête sa libération, les anciens combattants et les autorités sont venus lui rendre hommage.

Le rouge à lèvres

Avec Alice Lentz (photo ci-dessus), Sam Jacquet est un des rescapés d’un convoi de 32 enfants juifs partis de Limoges fin mai 1944 pour Genève.

Leurs familles veulent les mettre à l’abri. Marianne Cohn, membre d’un réseau sioniste, est leur guide. «Nous sommes passés par Lyon puis Annecy», raconte Sam Jacquet, qui semble revivre chaque minute du voyage. «C’est là, au bord du lac, qu’elle nous a rejoints. Petite, brune et souriante», ajoute Alice.

La suite du parcours se fait en camion. «En arrivant non loin de la frontière, on s’embrassait, c’était la liesse», explique Sam Jacquet. In extremis, des Allemands apparaissent. Le véhicule est arrêté. Marianne Cohn raconte que les enfants sont des orphelins en route pour une colonie de vacances au Salève. Le groupe est escorté jusqu’à la colonie supposée à deux pas de Veyrier au Pas-de-l’Echelle.

Pendant la nuit, les Allemands reviennent et arrêtent tout le monde. Alice ne se souvient pas d’avoir eu peur. «On avait ri pendant le voyage. On s’était amusé et soudain c’était fini. Je ne comprenais pas: il ne m’était jamais rien arrivé», explique cette femme au regard vif et perçant. Obéissant aux consignes, elle mange sa carte d’identité, mais garde son rouge à lèvres: «Tant qu’à mourir, je voulais au moins en avoir mis une fois!»

Marianne Cohn reste

Que vont devenir les jeunes? Par l’intermédiaire du maire d’Annemasse, Jean Deffaugt, la Résistance menace le commandant allemand: il sera exécuté si les enfants quittent la ville.

Du coup, le courageux magistrat obtient la libération de 17 enfants. Mais les plus «grands» restent emprisonnés: les garçons sont interrogés et battus; les filles déshabillées. «J’étais nue devant une dizaine d’officiers. Ils m’énervaient. J’ai demandé si je devais enlever aussi mes chaussures.

Ils m’ont répondu: ne soyez pas insolente», raconte Alice. La Résistance organise l’évasion de Marianne Cohn. Mais la jeune femme refuse de partir: elle a peur pour les enfants. L’été passe. Peuplé d’événements futiles ou marquants. Mis à la cuisine, Sam crache dans les pommes de terre destinées aux Allemands.

Il fume sa première cigarette le 7 juin à 19 h 30. Le 4 août, un des chefs de la Résistance, Michel Blanc (lire ci-dessous), est torturé, battu à coups de nerf de bœuf dans la prison. Sam est chargé de lui apporter de l’eau.

Le 14 août, les jeunes sont libérés par les Allemands, qui s’enfuient peu après (lire ci-contre). Le convoi, reconstitué, arrive finalement à Genève. Les enfants seront internés dans un camp au Bout-du-Monde.



La libération d’Annemasse

Après de brefs combats, les troupes allemandes se sont évaporées.

❚ Le 14 août, Londres donne l’ordre à la Résistance de se soulever en Haute-Savoie.

❚ Le 16 août Machilly et Saint-Cergues sont libérées après un combat qui fait seize morts.

❚ Le 17, le responsable de la Gestapo, Kurt Meyer, passe la frontière avec le tortionnaire attitré du siège des troupes allemandes et son chauffeur. C’est la rançon de la libération de plusieurs détenus.

❚ Le 18 août, c’est la fin. Occupé par les Allemands, puis les Italiens, puis à nouveau par les Allemands en 1943, Annemasse est libérée ou plutôt se libère.

❚ Au matin, les deux tiers de la garnison de l’hôtel Pax, siège des troupes allemandes, soit une centaine d’hommes, fuient en camion vers Genève.

❚ L’hôtel Pax est assiégé par les Francs-Tireurs et partisans et les détachements de l’Armée secrète.

❚ A 10 h 15, après avoir tenté d’obtenir un sauf-conduit vers Genève, 70 Allemands se rendent au maire Jean Deffaugt et aux responsables militaires. Sept détenus sont libérés.

❚ Pendant ce temps, les troupes alliées remontent la France depuis l’ouest puis, à partir du débarquement de Provence, depuis le sud. Paris est libérée le 25 août «par lui-même et avec le concours des Alliés», claironne fièrement le général de Gaulle. Lyon doit attendre le 3 septembre.

20/11/2008

Salon du livre sur la Résistance à Grenoble ce week-end

salon du livre du régionalisme alpin Grenoble 11.2008.jpg

Le salon du livre du Régionalisme alpin a pour thème cette année la Résistance pendant la seconde guerre mondiale dans les Alpes.

 Herbert Herz sera présent à Grenoble et dédicacera son livre pendant toute la durée du salon, vendredi, samedi et dimanche 21, 22 et 23 novembre.

Le livre d'Herbert Herz relate son combat ainsi que celui de ses camarades, étrangers dans la Résistance communiste en France. Ceux-ci étaient en grande majorité Juifs. Ce combat consistait principalement en guérilla urbaine et s'est , pour l'auteur, principalement déroulé à Grenoble et à Lyon.