26/05/2014

Le CERN fête ses soixante ans en "beauté"

Ce week-end le CERN fêtait avec ses voisins de Genève et du Pays de Gex ses soixante ans. Des milliers de curieux ont pu descendre dans les souterrains et les grottes qui sont habituellement interdits au public et même aux scientifiques. A Ferney on pouvait visiter l'expérience de beauté sur le Grand collisioneur de hadrons.  Galerie de photos par Jeremy Spierer

Lire la suite

18/06/2013

Genève cité de l'amour éphémère

Animation inattendue au Jardin Anglais en ce lundi 17 juin. Deux photographes attendaient les touristes pour les photographier avec les lettres LOVE. Les touristes et les passants se sont laissés prendre au jeu sans se poser trop de questions...

Lire la suite

11/04/2010

Cérémonie de Yom Ha Shoah 2010 à Carouge

 

Chaque année a lieu dans le monde une cérémonie de commémoration de la Shoah. Cette année à Genève cette cérémonie aura lieu lundi soir 12 avril à la Salle des Fêtes de Carouge  (salle communale) à partir de 19h. Entrée libre, accès par trams 12, 13, 14 arrêt Ancienne.

Programme:

Commémoration de la Shoah

19h: Accueil et dédicace de livre en présence du Dr. L. CAIN, P. VALLELIAN, H. HERZ et H. WERMUS

20h: Début de la Cérémonie en présence de M. le Vice-Président du Conseil d'Etat M. MULLER et de M. Le Maire de Carouge Jean-Pierre AEBY

Témoignage du Dr. Larissa CAIN, survivante du Ghetto de Varsovie

"STONES" par la troupe ORTO-DA

s110925125590210_3972.jpg

 

 

 


 

21/11/2009

Les élèves de l'école Henry Dunant s'intéressent à la seconde guerre mondiale, par Mme Juliette Biber

Compte-rendu de la visite de M. Herbert Herz, à l’Ecole Henry-Dunant, le 30 octobre 2009

Un article de Marc Bretton, « A 20 ans, j’ai attaqué des nazis », paru dans la Tribune de Genève le 29-30 août dernier, m’a fait découvrir « la guerre » de M. Herbert Herz, jeune Juif allemand, résistant dans les FTP-MOI.

Pour nos élèves de 18-20 ans qui étudient des oeuvres de résistance et d’engagement telles que Le Silence de la mer de Vercors ou La peste de Camus, une rencontre avec M. Herz, âgé aujourd’hui de 85 ans, se présentait évidemment comme une opportunité à ne pas rater.

Pour connaître davantage M. Herz, j’ai lu le récit très clair et bien documenté de son action :"Mon combat dans la résistance FTP-MOI", Souvenirs d’un jeune Juif allemand, 2007, aux éditions Muriel Spierer. M. Herz y raconte notamment comment il a été sauvé de la déportation grâce à l’intervention d’un commandant de gendarmerie français, M. Maurice Berger, alors que son frère, Emmanuel, a été remis aux autorités françaises par les gendarmes suisses, ce qui l’a conduit à Auschwitz. Deux attitudes opposées de la part d’autorités, qui ont eu des conséquences diamétralement différentes !

Après quelques semaines de préparation et grâce aux efforts communs de plusieurs collègues, M. Herz est venu raconter ses souvenirs à l'Ecole, le vendredi 30 octobre. Sa prestation devant environ 150 personnes a été formidable : M. Herz a captivé les élèves, pendant une heure et demie !

M. Herz a d’abord rappelé les grandes lignes d’un contexte historique complexe (causes de la 2ème guerre mondiale, antisémitisme, guerre d’Espagne), vulgarisé certaines notions (les GMR, le STO) et nous a appris beaucoup de choses sur des événements dramatiques (Marianne Cohn) qui se sont déroulés à Annemasse, près de chez nous.

Ensuite, M. Herz a évoqué les persécutions nazies avec lucidité, et a su nous émouvoir en rappelant le souvenir de ses camarades torturés et exécutés.

Surtout, il a été magnifique de simplicité et de vérité pour évoquer ses souvenirs personnels : son entrée en résistance, son rôle de technicien, sa gestion du dépôt d’armes, les actions quotidiennes de son groupe.

M. Herz, en parlant de ses camarades de la FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans de la Main d’Oeuvre Immigrée, a insisté sur le fait que nombre d’entre eux étaient juifs, bien sûr, mais aussi d’origine étrangère. En effet, ces combattants de l’ombre étaient les fils et les filles de Polonais, Hongrois, Allemands, Espagnols, Italiens, qui avaient fui, dès les années trente, les persécutions nazies ou fascistes. Ils avaient été scolarisés en France et se battaient maintenant pour sa liberté. Dans notre contexte genevois de multiculturalité, cet élément n’a pas manqué d’avoir une certaine résonance.

Nous avons aussi visionné quinze minutes du film Etrangers, et nos frères pourtant. Ce documentaire, qui met en scène, dans leur contexte grenoblois, M. Herz et quatre de ses camarades, est épatant. Il fut très parlant de voir ces anciens combattants refaire les gestes de leurs actions. La réflexion de l’un des résistants sur la différence entre une action de sabotage et l’exécution d’un homme, parce que c’est un ennemi, pourra donner lieu à des développements en classe.

Enfin, M. Herz a fait preuve de beaucoup d’humanité, lorsque, pour répondre à une question d’élève sur la possibilité d’un nouveau génocide, il a mis en avant les nécessaires valeurs de tolérance et de respect envers l’autre dont il faut absolument faire preuve.

Juliette Biber