13/09/2011

Naissance de l'Association Manny Samuel

L'Association Manny Samuel a été créée à Bellevue le 6 mars 2011. Il s'agit d'une association à but non-lucratif qui a pour but d’éditer et de diffuser des livres en relation avec la mémoire juive et le judaïsme (Editions Manny Samuel). Elle a une mission d’information par livres, blogs, émission de radios, conférences et participation à des salons du livre. Elle relie également les chercheurs et les Résistants de la seconde guerre mondiale.

C'est désormais les Editions Manny Samuel qui ont re-publié le livre de Herbert Herz: "Mon combat dans la Résistance" et qui ont financé la publication de ce livre en anglais et en allemand. 
Les titres en sont:

en anglais: « Fighting in the French Resistance », Memories of a young German Jew  (traduction de Mme Jane Brooks)

en allemand: « Als Partisan im französischen Widerstand », Erinnerungen eines deutsch-jüdischen Widerstandskämpfers (t)raduction de Dr Hilda Malka)

Le programme scolaire intègre l'histoire de la Shoah et ces livres permettent à des jeunes et moins jeunes de rentrer dans l'histoire contemporaine de façon agréable puisqu'il s'agit d'un témoignage se lisant comme un roman d'aventure. Les lecteurs de la première édition en français ont en été convaincus puisque le premier tirage de 1000 exemplaires est épuisé et qu'il a fallu une réédition en français.

Le bilan de ces dernières années est extrêmement positif et l'intérêt est marqué, également pour les lecteurs allemands. Ceci nécessite de leur part du courage: vouloir revisiter sa propre  histoire n'est pas toujours facile. Il faut accepter de se remettre en cause.

L'association est formée de bénévoles qui mettent tous de l'énergie et du temps pour que l'histoire ne se renouvelle pas. Les moyens financiers de l'association sont minimes et l'association a besoin de fonds pour continuer sa mission éducative et de devoir de mémoire afin de pouvoir publier de nouveaux livres sur ce thème ou d'autres reliés.

Appel est donc fait à tous les généreux donateurs et sponsors pour aider à remplir la caisse de l'Association Manny Samuel. Cette aide peut aussi parvenir sous forme de commande de livres, dans la langue de son choix, français, anglais, allemand.

Pour les commandes envoyer un mail à: miouriel@gmail.com

ou écrire à : Association Manny Samuel, 8 chemin de la Chênaie, 1293 Bellevue

Pour faire un don voici le compte (postal) de l'Association Manny Samuel:

IBAN CH91 0900 0000 1219 5864 5
BIC POFICHBEXXX
Le prix d'un livre est de 29 CHF ou 21 euros, + frais de port
Actuellement le livre en français est en vente à la librairie du Rameau d'Or à Genève, à la librairie Menorah
le livre dans les trois langues se trouve au kiosque à journaux du restaurant 1 du CERN
Il sera bientôt vendu également par la centrale d'achats INTERFON
Dans le pays de Gex: kiosque à journaux du centre Leclerc, librairie du Lycée à Ferney, librairie Centrale à Ferney.
A Augsburg, Allemagne, en allemand, français et anglais: Musée Juif Augsburg
A Paris: librairie du Mémorial de la Shoah
A Grenoble: musée de la Résistance Grenoble.
A Champigny: musée de la Résistance
livre français allemand anglais.jpg
L'Association Manny Samuel tient à remercier chaleureusement Mmes Brooks et Malka pour leur traduction bénévole de cet ouvrage.
Les Editions Manny Samuel seront présentes au Salon du livre de Nancy 2011 et au Salon du livre de Francfort 2001, sur le stand de l'ASDEL, représentant les diffuseurs, éditeurs et libraires suisses.

 

12/11/2010

Reportage à Ferney lors du 11 novembre

 

 

Une cérémonie du Souvenir DSC03983.JPG a eu lieu ce 11 novembre devant le Monument aux Morts de la ville de Ferney-Voltaire, cérémonie qui d'ailleurs se tenait simultanément dans tous les villages, villes de France.  Cette cérémonie a aussi lieu dans les pays Alliés de la seconde guerre mondiale, par exemple en Grande-Bretagne où les citoyens participent en masse et portent à la boutonnière un petit coquelicot en papier. (En effet lors de la première guerre mondiale, des coquelicots poussaient dans les champs des Flandres pendant que se déroulaient les batailles sanglantes...)

Une nombreuse assistance était venue participer et se recueillir. La cérémonie commença par la remise de diplômes d'honneur à 5 Combattants de la seconde guerre mondiale, dont certains étaient Résistants. Elle se poursuivit par la lecture de la liste des Morts pour la France au cours des guerres passées, de 1870, de la première puis deuxième guerre mondiale pour se terminer par la guerre d'Algérie. Une liste impressionnante de noms a été énoncée pour la première guerre mondiale. En effet cette guerre a été particulièrement meurtrière en raison des gaz qui ont été projetés sur les soldats et qui en ont tués un grand nombre dans d'affreuses souffrances. La ville de Ferney a perdu un citoyen pendant la guerre d'Algérie.

La cérémonie s'est poursuivie par le discours du Maire de Ferney, Monsieur François Meylan, dont je reproduis ci-dessous le discours.

Quelques instants de silence ont été observés puis la Société de Musique Municipale de Ferney a joué les quatres couplets de la Marseillaise pendant que des élèves de la classe de CM2 en chantaient les paroles devant une assemblée attentive.

Les autorités municipales ont défilé devant les Porte-drapeaux et ont ensuite convié les participants au verre de l'amitié dans le sous-sol de la Mairie.

Beaucoup d'enfants étaient venus accompagnés de leurs parents qui tenaient à les faire participer et à leur enseigner une histoire vivante tout en espérant que ces guerres ne se reproduiront pas...

Photo ci-contre: Herbert Herz tenant son diplôme d'honneur en compagnie d'un autre combattant et de sa femme.

Discours de Monsieur François Meylan, maire de Ferney:

 

On pense toujours que c’est la dernière fois.

Depuis 92 ans, depuis que le clairon a sonné à Rotonde à 11 heures, annonçant la fin d’une guerre mondiale sanglante et inhumaine, des citoyens se retrouvent annuellement devant leur monument aux morts pour commémorer la fin de la première guerre mondiale celle qui devait être la dernière.

En 1918 tous croyaient que plus jamais la France et l’Europe ne reverraient cela, que le matin du 11 novembre c’était comme un réveil après un long d’un cauchemar balayé par le retour du jour.

C’était vite oublier que le monde est habité d’hommes et de femmes qui façonnent la société en fonction de leurs intérêts et contre leurs peurs. Il en résulte le besoin d’accumuler des richesses pour une élite et accaparer le pouvoir pour préserver ces avantages souvent acquis au détriment des autres.

Puis il y eu 1939 et tout a rebasculé. Les souffrances des familles et la mort des soldats et des civils étaient à nouveau d’actualité. L’Europe, puis le monde se sont embrasés sema nt la peur et la mort. Encore…

Si nous sommes là aujourd’hui ce n’est plus pour être aux côtés des nôtres, mais pour nous souvenir de leur sacrifice et nous engager ensemble à consentir tous les efforts nécessaires pour changer.

Beaucoup ont cru que la science et le progrès seraient les remèdes à ce mal qui ronge le monde. Ils pensaient, et certains le pensent encore aujourd’hui, qu’avec la science source du progrès nous atteindrons enfin la paix et le bienêtre éternels, un e vie tous les jours plus belle.

Hélas nous devons regretter que tous les humains ne soient pas concernés de même façon par le progrès. Les hommes et des femmes de plus en plus nombreux dans nos pays développés sont touchés par la misère. Des peuples entiers sur tous les continents sont oubliés et exploités. Comment dans ces conditions leur expliquer que la paix est à nos portes, à eux qui ont souvent perdu l’espoir !

Aujourd’hui tous les ingrédients sont réunis pour que le monde explose : la crise économique, les injustices sociales, la monté du populisme, les affrontements religieux. Tout ce qui provoque la haine, la peur, le mépris de l’autre.

Une révolution politique ou technique ou scientifique ne saurait régler définitivement ces injustices. Nous en avons fait l’expérience.

 

Non, nous devons lutter les sources du mal, les peurs et les incertitudes pour le bienêtre des hommes et des femmes de la planète. Ce que le matérialisme et l’individualisme forcenés ne peuvent nous donner nous devons aller le chercher en nous-mêmes, dans l’ouverture des nos esprits.

C’est l’instruction et la culture qui sauveront ensemble le genre humain. Pas de miracle, pas ce coup décisif artificiel à attendre mais une lente amélioration des hommes. En attendant militons pour plus de tolérance et davantage de considération de l’autre. N’est-ce pas également le regard d’un être humain que nous croisons quotidiennement dans notre famille, dans les gens de notre quartier?

Nous pouvons voir circuler sur Internet des rappels pressants nous demandant de ne pas oublier, de lutter contre ceux qui nient les souffrances des conflits et surtout les martyres tombés dans toutes ces périodes de violence et de haine.

Le négationnisme progresse chaque jour, nous lui laissons le champ libre car nous avons souvent besoin de voir pour croire. Mais ceux qui sont morts ne peuvent plus témoigner alors les images de ces camps de la mort ouverts aux yeux du monde par les libérateurs de la seconde guerre mondiale mais aussi de toutes les guerres idéologiques conduites ensuite sont contestées et même combattues. Nous ne pouvons pas accepter cette guerre intellectuelle. Ce n’est pas en niant ces faits que nous élèveront nos sociétés.

Comme il est facile de tirer un trait sur la souffrance des autres et de nier les abominations!

Nous nous engageons tous aujourd’hui à ne pas oublier, à dire à nos enfants que cela a existé, que des hommes ont fait cela à d’autres hommes. Nous disons que nous travaillerons pour plus de partage et d’humanité.

 

Tel est le sens de notre présence, debout face à ce monument du souvenir.

 

Vive la république et vive la France.

 

François Meylan


 

 


 

14/09/2009

Jüdischer Widerstand im besetzen Frankreich 1940-44

Jüdischer Widerstand im besetzten Frankreich 1940-44

von Herbert Herz

Welche Beziehung gibt es zwischen der Entstehung des Staates Israel, dessen 60. Geburtstag wir in diesem Jahr feiern, und der Beteiligung eines jüdischen Jugendlichen an einer kommunistischen Bewegung der Gehorsamsverweigerung im besetzten Frankreich? Der jüdische Staat ist 1948 - das ist klar - nur dank des Sieges der Alliierten über das Nazideutschland einige Jahre zuvor entstanden. An diesem Sieg und an den vorangehenden mörderischen Kämpfen haben zahlreiche, vorwiegend junge jüdische Männer und Frauen teilgenommen, teils in regulären Armeen, teils in den verschiedenen Widerstandsbewegungen. Sie haben für unser Überleben, unsere Freiheit und Würde gekämpft. Als einer von ihnen sehe ich es als meine Pflicht, Zeugnis abzulegen, und sei es nur im Namen meiner Kameraden, die im Kampf gegen den Feind gefallen sind.

Nachdem ich der Deportation knapp entkommen war, fand ich im Sommer 1943 Unterschlupf in Grenoble. Weit entfernt von meiner Familie hatte ich Freunde in den Jugendherbergen gefunden. Auf dem Rückweg von einem Sonntagsausflug fuhr einer von ihnen, der mich wohl den ganzen Tag über beobachtet hatte, mit seinem Fahrrad an meiner Seite und sprach auf mich ein über die Pflicht jedes einzelnen, besonders der jungen - kurz, er warb um mich für die Widerstandsbewegung, der er angehörte, der kommunistischen Jugend. (Dieser Kamerad, Charles Wolmark, militanter und sehr idealistischer Pariser Jude, sollte später in die Hände der Deutschen fallen. Er wurde erschossen und starb als Held.) Im Widerstand arbeiten, das wollte ich, daher sagte ich ohne Zögern zu. Aber wenn man mir an diesem Tag vorgeschlagen hätte, in den jüdischen Widerstand einzutreten, hätte ich ebenfalls, oder sogar noch eher, zugesagt, denn ein solches Engagement hätte noch besser meiner Familientradition entsprochen. Mein Vater, der zu dieser Zeit nicht mehr lebte, war seit den 20er Jahren in Deutschland ein sehr engagierter Zionist gewesen.

Der jüdischen Widerstandsbewegung, der ich zwar nicht angehörte, aber der ich mich heute näher fühle, möchte ich mein besonderes Gedenken widmen. Diese Bezeichnung umfasst die zionistische Jugendbewegung, die Untergrund-Hilfsorganisation für Kinder OSE, die jüdische Pfadfinderorganisation Eclaireurs Israelites (die 6. im Untergrund), und andere jüdisch-nationale Bewegungen. In den letzten Monaten vor der Befreiung hatte der Widerstand eine Organisation geschaffen (der Maquis), der sich in Südwestfrankreich offen jüdisch gab und der gaullistischen Bewegung zugeordnet war. Jedoch war das Hauptziel des jüdischen Widerstandes, ein Maximum an Menschenleben vor dem Unheil zu retten, vor allem Kinder. Mutige und hingebungsvolle junge Frauen und Männer, Juden und ihre christlichen Helfer, durchquerten das Land nicht ohne Risiko, um unsere gefährdeten Kinder in bäuerlichen Familien oder in religiösen Institutionen unterzubringen. Oder sie geleiteten sie in Gruppen heimlich in die Schweiz.

So wurden hunderte von Kindern und auch Erwachsene gerettet, von denen viele sich später am Aufbau des Staates Israel beteiligten. Leider wurden zwei dieser Begleiterinnen bei dem Versuch, die Grenze zu überqueren, von den Deutschen festgenommen. Da war zunächst Mila Racine, eine russische Jüdin. Auf ihrer Deportation wurde sie bei einem alliierten Luftangriff in Deutschland tödlich getroffen. Nach Milas Deportation übernahm Marianne Cohn, eine deutsche Jüdin, ihre Aufgabe. Nachdem sie mehrere Male Gruppen erfolgreich über die Grenze gebracht hatte, fiel sie Ende Mai 1944 mit ihren etwa 30 Schützlingen in die Hände der Gestapo von Annemasse. Es ist dem Bürgermeister dieser Stadt, Jean Deffaugt, einem vorbildlichen Gerechten, zu verdanken, dass alle Kinder gerettet wurden. Aber Marianne wurde grausam von den Nazischergen umgebracht. Eine Schule in Annemasse trägt heute ihren Namen. So ist ihr Gedenken gewährleistet.

Parallel zur zionistischen Bewegung leisteten die jüdischen Organisationen der Linken in Frankreich, zusammengefasst in der UJRE (Union des Juifs pour la Résistance et l’Entreaide), auch bemerkenswerte Rettungsarbeit. In Zusammenarbeit mit der UJRE bemühte sich die Union der jüdischen Jugend (UJJ) durch Herausgabe von Untergrundflugblättern und -zeitungen die durch ihre prekäre Situation ratlose jüdische Jugend, zu versammeln und für den Widerstand zu motivieren. Eigentlich diente die UJJ zur Rekrutierung von Jugendlichen zum bewaffneten Widerstand, d.h. zu den FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’Oeuvre Immigré), denen ich selber im September 1943 zu meiner grossen Zufriedenheit beitrat nach einigen Wochen bei der kommunistischen Jugendbewegung, wie eingangs erwähnt. Ich wage die FTP-MOI der jüdischen Widerstandsbewegung nicht zu beurteilen, denn diese Bewegung war international. Sie vereinigte Immigranten verschiedener Herkunft, aber politisch einig, republikanische Spanier, antifaschistische Italiener, Armenier und andere.

Alle waren sie unsere Waffenbrüder. Jedoch machten die Juden, vor allem polnische, ungarische, rumänische bei weitem das zahlreichste, das kämpferische Element aus, darauf versessen, dem Erzfeind, dem nazideutschen Besetzer, schmerzliche Verluste zuzufügen. Es war das Bewusstsein unserer jüdischen Identität, die uns diese Wut im Bauch verursachte, den Rachedurst für unsere ohne jegliche Hoffnung auf Rückkehr deportierten Verwandten.

Die Einheit, der ich angehörte, das Kommando « Liberté » der FTP in Grenoble, zählte etwa 30 Mitglieder. Seitdem war ich also ein Vollzeitsoldat ohne Uniform. Ich hatte meine bezahlte Tätigkeit aufgeben müssen; zum Unterhalt bekam ich wie meine Kameraden einen Sold. Wir mussten alle sehr strenge Sicherheitsvorkehrungen beachten. Unser Kommando bestand aus mehreren Gruppen. Die, zu der ich gehörte, war eine homogene jüdische Gruppe von acht sehr motivierten Kämpfern : vier - unter ihnen der Kommandeur – kamen aus Polen, drei ungarische Studenten und ich, gebürtiger Deutscher. Wir wuden eins wie die Finger einer Hand. (Von diesen acht sind drei später leider gefallen).

Ich war der « Techniker » der Gruppe und später der Einheit. Man übertrug mir die Wache über unser Waffen- und Sprengstofflager, ein ziemlich exponierter Posten. Zum Glück wurde der Ort nicht vom Feind entdeckt. Im März 1944 , nachdem mir der Boden zu heiss unter den Füssen geworden war, wurde ich von Grenoble nach Lyon zur heute legendären Brudereinheit « Carmagnole » versetzt.

Unsere Kommandeure waren Ehemalige aus der Internationalen Brigade des spanischen Bürgerkrieges, fast alle Juden. Unsere Waffenausrüstung war sehr begrenzt. Da wir nicht von den Fallschirmaktionen der Alliierten profitieren konnten, mussten wir unter grossem Risiko französische Polizisten angreifen, ohne ihnen ein Leid anzu tun, um ihnen ihre Waffen abzunehmen. Wir, die FTP-MOI, waren wirklich die armen Verwandten des Französischen Widerstandes.

Damit komme ich auf unsere Tätigkeit : Unser Hauptziel war, der deutschen Kriegsmaschine zu schaden, um der sowietischen Armee, wenn auch nur ein wenig, Hilfe zu leisten, die bis Juni 1944 allein gegen die überlegene Feindesmacht kämpfte. Wir haben uns also daran gemacht, die französische Industrie, die für die Deutschen arbeitete, zu sabotieren. Ich nenne hier nur ein Beispiel, den Angriff auf die Chemiefabrik Coignet in Lyon am 30. April 1944. Etwa 30 unserer Partisaninnen und Partisanen drangen am Abend in die Fabrik ein und machten das Personal widerstandslos/ kampfunfähig. Die ganze Nacht besetzten wir die Fabrik, legten die Maschinen lahm und Sprengstoff an geeigneten Stellen.

Früh am Morgen nach der Sperrstunde und nachdem wir die Zeitzünder eingeschaltet hatten, zogen wir uns zurück und zerstreuten uns in aller Ruhe. Das Ergebnis : Ein grösseres Phosphorlager zerstört und die Produktion für mehrere Monate unterbrochen.

Diese Art Aktion war weit wirksamer und schonte mehr Menschenleben als die Bombardierung der alliierten Luftwaffe. Andere Sabotageakte waren auf der Eisenbahnlinie. So sah unsere tägliche Arbeit, vor allem nachts, aus.

Wir wagten es sogar, die deutsche Wehrmacht anzugreifen, im vollen Bewusstsein, damit auch Vergeltungsmassnahmen hervorzurufen. So explodierten am 31. Januar 1944 ferngezündete Bomben auf dem Durchzug einer deutschen Truppe, die unterwegs zur Übung nach Grenoble war. Die Anzahl der Toten und Verwundeten an diesem Tag hatte keine Bedeutung. Es ging darum, ihren Dünkel zurückzustecken, ihnen zu verstehen zu geben, dass sie nicht unverwundbar seien. Die Operation war gelungen, ohne Verluste auf unserer Seite. Ohne je einzelne einfache Soldaten anzugreifen, ist es vorgekommen, dass wir einen deutschen Offizier töteten. Jedoch die Männer, die wir verfolgten, um sie ohne Gnade zu bekämpfen, waren französische Milizionäre, Handlanger der Nazis und oft noch grausamer als diese.

Mit viel Glück habe ich den ganzen Krieg ohne eine Schramme überstanden. Hingegen haben viele meiner Kameraden ihren selbstlosen Einsatz mit dem Leben bezahlen müssen. So sehe ich es als meine Aufgabe, ihrer zu gedenken, auch wenn ich mich auf nur wenige unter ihnen beschränke.

Auf der Rückkehr von einer Aktion bei Grenoble wurde Raymond Grynstein, alias Antoine, und die Gruppe von Partisanen, die er befehligte, von den Deutschen überrascht. Antoine deckte den Rückzug seiner Kameraden mit der Waffe, ehe er sich im letzten Moment selber mit einer Handgranate in die Luft sprengte, um nicht lebend in die Hände des Feindes zu fallen.

Etienne Goldberger wurde von Vichys Polizei festgenommen und gefoltert, aber er gab dem Feind nichts preis, nicht einmal seinen Namen. Er wurde erschossen und starb unter dem angenommenen Namen in seinen falschen Papieren.

Simon Fryd wurde bei einer Lebensmittelkartenkontrolle von der Polizei in Lyon verhaftet. Von der Spezialeinheit des Gerichtes wurde er zu Tode verurteilt und wie ein Verbrecher hingerichtet. Seine Kameraden rächten ihn, indem sie den Staatsanwalt, der ihn zu diesem ungerechten Tod verurteilen liess, umbrachten.

Jeanine Sontag, gebürtige Schweizerin, kam von der gaullistischen Widerstandsbewegung zu den FTP, weil sie kämpfen wollte. Sie wurde bei einem Angriff auf eine Autowerkstatt, die für die Deutschen arbeitete, festgenommen, furchtbar gefoltert, aber ohne der Gestapo etwas preiszugeben. Heldenhaft bis zum Ende teilte sie das Schicksal der anderen Gefangenen der Deutschen im Fort Monluc in Lyon. Alle wurden erschossen.

Zu ihrer Gerechtigkeit möchte ich betonen, dass zahlreiche Juden, ausserhalb der erwähnten Organisationen im Maquis der verschiedenen Gegenden Frankreichs tätig waren. Ebenso flohen viele unserer Jugendlichen aus Frankreich, um über Spanien nach England zu gelangen und unter de Gaulles Befehl zu kämpfen.

Alle diese freiwilligen Kämpfer haben dazu beigetragen, den Sieg über die Naziherrschaft zu beschleunigen und schliesslich Theodor Herzls Traum, einen jüdischen Staat, wahr werden zu lassen. Ihnen gilt unsere Anerkennung.

 

 

Herbert Herz

Übersetzung von Hilda Malka

20/11/2008

Salon du livre sur la Résistance à Grenoble ce week-end

salon du livre du régionalisme alpin Grenoble 11.2008.jpg

Le salon du livre du Régionalisme alpin a pour thème cette année la Résistance pendant la seconde guerre mondiale dans les Alpes.

 Herbert Herz sera présent à Grenoble et dédicacera son livre pendant toute la durée du salon, vendredi, samedi et dimanche 21, 22 et 23 novembre.

Le livre d'Herbert Herz relate son combat ainsi que celui de ses camarades, étrangers dans la Résistance communiste en France. Ceux-ci étaient en grande majorité Juifs. Ce combat consistait principalement en guérilla urbaine et s'est , pour l'auteur, principalement déroulé à Grenoble et à Lyon.